Bonjour à tous, je suis Emma Levillair, Psychologue & Psychothérapeute

ainsi que Psychanalyste en formation,

dans une période ou la neuropsychologie est en vogue,

ou les TCC et l’hypnothérapie sont en forte demande de part leurs résultats rapides,

On est en droit de se demander :

Quels sont les bénéfices pour le patient de choisir un psychologue à orientation analytique ?

 

Je vais tenter de répondre à ces questions, en plusieurs articles, pour vous expliciter :

  • mon choix (et celui des autres)
  • les bénéfices de cette théorie
  • les clichés qui y sont collés (et leur vérité)
  • la modernité qui y réside

Dans ce second article (retrouvez le premier ici) je vais vous exposer les bénéfices de cette orientation.

Pour commencer, il nous faut différencier les deux pratiques principales du psychologue à orientation analytique. Je pratique principalement la psychothérapie analytique, qui convient parfaitement aux enfants et adolescents. Je ne pratique la cure analytique qu’à destination d’étudiants en psychologie ou en psychanalyse.

Les pratiques :

La cure analytique :

la plus connue, fut instaurée par S.Freud . C’est une analyse à long court (5-10 ans), dont les séances sont très rapprochées (3/4 fois par semaine). Les règles de la cure analytique sont nombreuses : cadre fixe, même heure, même endroit chaque semaine. Séances payées en liquide pour des raisons symboliques et thérapeutiques. Honoraires fixés en fonction des revenus du patient… Le dispositif défini, patient allongé sur un divan et l’analyste hors de sa vue valorisant la parole. Cette pratique est orientée vers les patients adultes, en recherche de la connaissance de Soi, même si elle n’exclue pas la possibilité de commencer jeune.

 

La psychothérapie analytique :

méconnue et plus récente, créée à partir la cure analytique. C’est une thérapie de durée moyenne (de 2 mois à 3 ans) avec une séance par semaine, voire une semaine sur deux. Les tarifs sont standardisés (50-100€). Elle est pratiquée en face-à-face, ce qui permet une relation visuelle au thérapeute. Cette pratique est indiquée pour les enfants et adolescents qui bénéficient d’un regard adulte bienveillant supplémentaire pour avancer dans la construction du Soi. Le thérapeute étant plus présent, il peut conseiller, orienter, rassurer. Elle s’applique aussi à des conflits relationnels ponctuels dans le cadre de la famille, du couple ou du domaine professionnel.

 

Ces deux pratiques tentent d’apporter des réponses à des questions encore non-formulées. Cela permet au patient de s’ouvrir à de nouvelles perspectives, d’apprendre à se connaître et à s’assumer.

 

Les bases nécessaires :

La principale règle énoncée au patient est celle de l’association libre (pouvoir et devoir dire tout ce qui vient à l’esprit). Il va donc sans dire que ces bénéfices ne font leur apparition qu’avec l’engagement du patient et du psychologue dans une même direction. Il n’existe pas de psychologue parfait. La thérapeutique s’inscrit dans une relation entre le patient et le thérapeute. C’est pourquoi il est parfois nécessaire de rencontrer plusieurs psychologues avant de trouver « le bon ». C’est celui avec lequel on est capable d’effectuer un travail thérapeutique.

La cure analytique ainsi que la psychothérapie analytique sont proposées à des patients dits « névrosés » ou normaux. C’est-à-dire les patients qui sont insérés à la société, mais qui ressentent un certain mal-être (déprime, angoisses, peurs, colère…).

Ces pratiques ne sont pas destinées aux patients souffrant de symptômes qui atteignent la réalité (hallucinations auditives ou visuelles, délires…). Ces derniers sont orientés vers la psychiatrie principalement. Une prise en charge par un psychologue ne peut être pour ceux-ci qu’un ajout dans une thérapie pluridisciplinaire.

Cette adresse à un type de patient s’explique par le fait que la psychanalyse a pour but l’acceptation de soi, la gestion de ses émotions, de son relationnel, en toute conscience. Elle ne vise pas la guérison, car elle ne juge pas l’esprit comme « malade ».

 

Les bénéfices :

Cette pratique permet :

  • de manière individuelle : l’ouverture à soi, la recherche de sens cachés, l’acceptation de son fonctionnement et enfin la saisie consciente de sa vie.
  • de manière groupale (ateliers ou thérapie familiale) : l’acceptation des différences inhérentes à chacun, la flexibilité par rapport à ses désirs personnels, l’ouverture à l’inconscient collectif.

Elle prépare la personne a affronter des situations douloureuses en explorant les situations de la vie passée. Pour décrire l’effet analytique S.Freud utilise une métaphore fluviale. Ce travail permet au courant d’un fleuve de se réorienter dans un chemin plus direct, en évitant les obstacles qui s’étaient dressés au contact de l’expérience de vie. Les rapports au monde, les comportements automatiques, évoluent vers une formule plus apaisée.


Dans les prochains articles, je tenterai de vous expliquer : les clichés qui sont collés à cette orientation (avec un fond vérité ou non), la modernité qui y réside.

 

Emma Levillair – Psychologue Clinicienne, orientation analytique. Spécialité Enfant, adolescent et jeunes adultes.

Paris 14, 6 rue de la Saône.

Les bénéfices de l’approche à orientation analytique
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